

On aimerait bien pouvoir faire l'éloge des bonnes relations franco-allemandes et nous en réjouir mais, malheureusement, ce n'est pas toujours le cas.
On s'étonne souvent des frictions et des mécontentements entre les gouvernements de nos pays. Récemment Emmanuel Macron souhaitait accueillir à l'Elysée Xi Jinping, le chef d'Etat chinois, en compagnie d'Olaf Scholz, Il aurait été en effet judicieux d'exprimer ensemble ce que souhaitent et ce que critiquent les deux pays les plus importants de l'Union européenne. Mais ceci n'a pas été possible. En effet Olaf Scholz devait justement se rendre d'urgence en Lituanie pour participer, en char d'assaut, à des manœuvres de l'OTAN.
Pour dépasser le stade de l'étonnement et du mécontentement suscités par de tels événements il est nécessaire d'analyser ce qui sépare et différencie les deux pays et comprendre ce qui engendre des intérêts parfois divergents.

Ce sera justement le sujet de notre prochain salon en juin auquel participera Guillaume Duval, l’ancien rédacteur en chef de la revue d'Alternatives économiques. Ayant passé plusieurs années en Allemagne en tant qu'ingénieur il connaît bien l'Allemagne et a publié « Made in Germany, le modèle allemand au-delà des mythes ». Alfred Grosser et Daniel Cohn-Bendit ont apprécié cet ouvrage. Dans son dernier livre « L'impasse - Comment Macron nous mène dans le mur » Guillaume Duval analyse les problèmes structurels de la France et la politique actuelle menée par le gouvernement, ce qui peut nous aider à comprendre les difficultés et les tensions existant parfois entre nos pays.
Mai 2024
Catherine Gebhardt-Bernot
Chères amies, chers amis, liebe Freundinnen und Freunde des Fördervereins Deutsch-Französischer Kultur,
im letzten Rundbrief hatten wir angekündigt, dass wir in unserem Herbst-Salon zu einer Diskussion über 'Kleinkinder'-Erziehung in Frankreich und Deutschland einladen wollen. Dabei soll es auch bleiben.
Zwischendurch hatten wir geplant, das Programm aus aktuellem Grund zu ändern. Ende Juni erschoss im Pariser Vorort Nanterre ein Polizist einen 17-Jährigen, weil der sich einer Verkehrskontrolle entziehen wollte. Daraufhin waren Tausende Jugendliche aus den Vororten auf die Straßen gegangen. Es kam zu Ausschreitungen und Plünderungen – nicht zum ersten Mal. Polizeigewalt, daraufhin Unruhen in den französischen Vorstädten und eine eskalierende Antwort der Sicherheitskräfte sind ein Dauerthema in Frankreich. Aber offenbar handelt es sich nicht um eine französische Spezialität, denn auch in Stuttgart haben wir während der sogenannten „Krawallnacht“ die Erfahrung gemacht, dass aus einschränkenden Corona-Maßnahmen, sozialer Benachteiligung und dem Gefühl, die staatlichen Stellen agierten rassistisch, eine explosive Mischung entstehen kann.
Die Probleme sind äußerst kompliziert und bedürfen einer differenzierten Betrachtung. Beim Versuch, zu diesem Thema kurzfristig eine Gesprächspartnerin aus Frankreich zu gewinnen, mussten wir die Erfahrung machen, dass wir dazu mehr Zeit brauchen. Deshalb wollen wir versuchen, im nächsten Jahr einen Salon zu veranstalten, auf dem diese Probleme genauer betrachtet und Lösungsmöglichkeiten diskutiert werden.
Am 8. Oktober geht es nun also um Erziehung – Bildung/Éducation für kleine Kinder, bevor sie in die 'Regelschule' kommen. Wobei dieses Wort schon einen wichtigen Unterschied deutlich macht: In Deutschland beginnt die Schule mit der Grundschule; Schulpflicht besteht ab 6 Jahren. In den deutschen Kindergärten und Kindertagesstätten, in denen es eine Vielzahl von pädagogischen Konzepten gibt, steht „das Spiel“ als wesentliche Grundlage des kindlichen Lernens im Vordergrund. Durch spezielle Raumkonzepte und pädagogische Angebote in unterschiedlichsten Bereichen werden die Kinder ganzheitlich in ihrer Motorik, musikalisch-rhythmischen Kreativität, der Sprache, dem Sozialverhalten und der emotionalen Entwicklung gefördert. Den Erzieherinnen obliegt die Aufgabe, durch Beobachtung der Kinder ihnen individuelle und allgemeine Entwicklungsanreize zu geben. Dazu gehören auch altersentsprechende Angebote für die 5- bis 6-jährigen als Vorbereitung auf die Grundschule.
Chères amies, chers amis du Förderverein Deutsch-Französischer Kultur,
Dans notre dernière information de l'association nous vous avions annoncé une discussion sur les systèmes éducatifs de l'école maternelle et du Kindergarten lors de notre salon d'automne.
Puis, entre temps, nous avions prévu de changer notre programme en raison des manifestations en France. En effet, fin juin, un jeune de 17 ans a été tué par un policier à la suite d'un refus d'obtempérer pendant un contrôle de la police. Des milliers de jeunes avaient manifesté ensuite, non seulement dans les banlieues mais aussi dans les centres villes. Ces manifestations ont ensuite tourné malheureusement au saccage d'écoles, de mairies et au pillage de magasins. Ce n'était pas la première fois que cela se produisait. Les affrontements avec la police dans les banlieues sont un phénomène récurrent en France. Mais il ne s'agit pas d'une „exception“ française car nous avons eu aussi des événements semblables à Stuttgart il y a deux ans lors de la « Krawallnacht ».
Ces problèmes sont complexes et doivent être considérés de manière différenciée. Nous avons tenté de faire venir un interlocuteur français pour discuter de ce sujet au prochain salon du FDFK mais ce n'était pas possible dans un délai si court. Nous avons donc l'intention d'organiser un salon l'année prochaine pour discuter de ces problèmes et des solutions possibles.
Le 8 octobre notre salon aura pour thème l'éducation des enfants au Kindergarten et à l'école maternelle, la phase précédant l'entrée à l'école. On constate tout de suite une différence : en Allemagne « l'école » commence à la Grundschule, la scolarisation étant obligatoire à partir de 6 ans. Les jeunes enfants, de 3 à six ans, qui fréquentent les Kindergärten et Kindertagestätten, apprennent surtout par le jeu, ont des contacts avec d'autres enfants, découvrent la nature, le tout de manière ludique.
En France les enfants vont à l'école maternelle dès trois ans. Petite section, moyenne section, grande section, ces années sont très structurées, pendant trois ans ils vont déjà se préparer à l'école, la grande école, découvrir chiffres et lettres. Ils apprennent à concentrer leur attention et s'habituent à rester à l'école toute la journée.
Chères amies et chers amis de notre association Förderverein Deutsch-Französischer Kultur,
Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 25 juin 2023 pour notre prochain salon au Marienkeller. Après nos deux derniers thèmes axés sur l´actualité, Les Années, d´Annie Ernaux et l´attitude de la France et de l´Allemagne face à la crise énergétique, nous nous tournons vers le Moyen Age, à la découverte d´un récit écrit au début du XIIIe siècle, Aucassin und Nicolette.
Ces noms évoquent ce que nous devions lire en quatrième au lycée, la Chanson de Roland, le Roman de Renard mais ce récit a quelque chose de particulier, d´original et de moderne. En effet c´est un « chantefable », une alternance de morceaux en prose et de « laisses » chantées dont le manuscrit nous indique la mélodie. Le thème de ce chantefable idyllique est fréquent au Moyen Age : les amours contrariées de deux adolescents qui devront surmonter bien des épreuves avant de s´épouser.
Aucassin, jeune noble, fils du comte de Beaucaire est amoureux de Nicolette, jolie fille, captive achetée à des Sarrasins par le vicomte de la ville. Le père d´Aucassin ne veut pas d´une mésalliance et le fait enfermer. Mais Aucassin se rebelle contre son père remettant en question l´autorité paternelle et les traditions.
C´est une oeuvre initiatique, empreinte de poésie, d´ironie, l´unique chantefable de la littérature médiévale, qui fait dialoguer prose et vers « avec un insolent parfum de liberté » (P.Walter, traducteur du chantefable). Son auteur est malheureusement resté inconnu. Aucassin et Nicolette sera à la fois lu et chanté. Nous ne vous en disons pas plus et nous réjouissons de vous voir au prochain salon !
Mai 2023
Catherine Gebhardt-Bernot
Chères amies, chers amis, liebe Freundinnen und Freunde des Fördervereins Deutsch-Französischer Kultur,
in unserem nächsten Salon, am 25. Juni 2023, wollen wir Sie zu einer abenteuerlichen Reise ins Mittelalter einladen:
Aucassin und Nicolette
Der übermütige Duft der Freiheit,
'Chantefable' aus dem Mittelalter
Diese faszinierende Feier jugendlicher Lebensfreude aus dem Mittelalter werden wir in Ausschnitten in Deutsch und Französisch vorstellen. Es wird gesungen und erzählt. Anschließend freuen wir uns darauf, mit unseren Gästen über das ungestüme Werk zu sprechen, dessen Autor unbekannt ist. Aber wer weiß, vielleicht hat es ja eine Autorin geschrieben?
Der junge Grafensohn Aucassin liebt Nicolette, eine junge Sarazenin, die ein gräflicher Beamter auf dem Sklavenmarkt gekauft hat. Aucassins Vater will die nicht standesgemäße Verbindung verhindern. Nach vielen Abenteuern, die Heldin und Held bestehen müssen, kommt es schließlich zum happy end.
Soweit ist die Erzählung nicht ungewöhnlich. Was aber im Einzelnen bis dahin geschieht, ist unerhört und unglaublich spannend. Vollkommen neu war damals auch die Form, in der erzählt wird. „Aucassin und Nicolette“ ist eine 'Chantefable', Prosa und gesungene Verse wechseln sich ab. Bis zur Jahrhundertwende vom zwölften zum dreizehnten Jahrhundert wurden in Frankreich Geschichten nur in Versen erzählt. Deshalb nimmt man an, dass „Aucassin und Nicolette“ zu Beginn des 13. Jahrhundert, also etwa um 1220 verfasst wurde. Wer die Texte geschrieben hat, weiß man nicht. Das einzige Exemplar, das existiert, liegt in der französischen Nationalbibliothek in Paris. Die Art der Handschrift und auch Bezüge zu Spielleuten, die in Arras eine berühmte Bruderschaft bildeten, deuten darauf hin, dass die Chantefable in Nordfrankreich entstanden ist.
Den Weg, den die Liebenden zurücklegen müssen, bis sie vereint sind, kann man als „initiation amoureuse“, als Entwicklungsroman, lesen. Aber er hat noch eine andere Seite, die der Übersetzer der altfranzösischen Fassung, Philippe Walter, „un insolent parfum de liberté“ nennt - „einen übermütigen Duft der Freiheit“.
Aucassin rebelliert gegen den Vater, weigert sich, dessen Grafschaft zu verteidigen, wenn er Nicolette nicht bekommt. Als ihm prophezeit wird, dass deshalb die Hölle auf ihn wartet, antwortet er frech, „in die Hölle will ich gehen, denn in die Hölle kommen die klugen Leute … .“ Und auf ihrer Flucht vor familiären und gesellschaftlichen Zwängen verschlägt es die Liebenden in Gefilde, in denen die scheinbar festgefügte mittelalterliche Ordnung auf den Kopf gestellt ist. In der Stadt Torelore liegt der König im Kindbett und seine Frau kämpft auf dem Schlachtfeld. Die Waffen, die dort eingesetzt werden, sind allerdings faules Obst, frischer Käse und Eier.
Herzliche Grüße
Mai 2023
Ralf Kröner
Un prochain salon sera consacré à ce roman d’Albert Camus, un livre prophétique, indispensable pour aller au-delà des chiffres et des statistiques qui nous obsèdent. Il y a des années La Peste était le sujet de l´Abitur pour les élèves de «Französisch LK».
Faut-il relire La Peste d´Albert Camus ? Il semble bien que le roman paru en 1947 n´ait rien perdu de son actualité.
Il commence ainsi :
« Le matin du 16 avril, le docteur Bernard Rieux sortit de son cabinet et buta sur un rat mort, au milieu du palier. Sur le moment il écarta la bête sans y prendre garde et descendit l´escalier. Mais arrivé dans la rue, la pensée lui vint que le rat n´était pas à sa place et il retourna sur ses pas pour avertir le concierge » (édition Folio, p.15).
Lire ou relire le roman d´Albert Camus nous fait découvrir des ressemblances surprenantes entre son roman et la pandémie actuelle du covid-19, nous fait prendre du recul et réfléchir, comme par exemple cet extrait.
« Les fléaux, en effet sont une chose commune, mais on croit difficilement aux fléaux lorsqu´ils nous tombent sur la tête. Il y a eu dans le monde autant de pestes que de guerres. Et pourtant pestes et guerres trouvent les gens toujours aussi dépourvus (…) Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n´est pas à la mesure de l´homme, on se dit que le fléau est irréel, c´est un mauvais rêve qui va passer. » (La Peste, édition Folio, p.41).
N´est-ce pas ce que tout le monde a cru au début de la pandémie ? Rendez-vous le 5 décembre
Introduction et lecture d´extraits de La Peste - Catherine Gebhardt-Bernot
Lecture d’extraits en allemand – Ralf Kröner
A recommander : Olivier Todd, Albert Camus, une vie.
Decembre 2021
Catherine Gebhardt-Bernot
Prozess |
Der Publizist Sebastian Haffner schrieb vor 50 Jahren zum 100. Jahrestag, dass es in der Commune de Paris zum ersten Mal um Dinge ginge, um die heute noch gerungen wird: Diktatur oder Demokratie und deren Formen, Sozialismus, Wohlfahrtskapitalismus oder entfesselter Kapitalismus, Berufsarmee oder Volksheer, Frauenemanzipation. Und diese Fragen sind nach einem weiteren halben Jahr hundert immer noch unbeantwortet und deshalb aktuell.
Aber nicht nur politisch ist die Commune ein wichtiges Ereignis gewesen, sondern auch kulturell. Anerkannte Künstler sympathisierten mit der Commun oder spielten eine bedeutende Rolle in ihr wie der Maler Gustave Courbet. Die Tragik der Ereignisse hat einige Schriftsteller inspiriert wie Émile Zola (1840 1902), Victor Hugo (1802 1885) und Jules Vallès (1832 1885), die Zeitzeugen der Commune gewesen sind. Sehr beeindruckend haben sie „La semaine sanglante“ (die blutige Woche) und die Brände in Paris dargestellt, die das Ende der Commune besiegelten.
Einige Texte werden auf Französisch vorgelesen und auf Deutsch übersetzt.
Mit Catherine Gebhardt Bernot und Ralf Kröner
La barricade de la place Blanche défendue par des femmes |
... et qui l'ébranlent encore maintenant.
Il y a cinquante ans le journaliste Sebastian Haffner écrivait à propos du centenaire de la Commune qu´il s'agissait pour la première fois de thèmes qui sont restés d'actualité : la dictature, la démocratie et ses diverses formes, le socialisme, l'Etat providence, le capitalisme déchaîné, l'armée de métier ou l'armée populaire, l'émancipation des femmes. Un demi siècle plus tard toutes ces questions sont encore l'objet de discussions et de luttes politique mais n'ont pas encore trouvé de réponse.
La Commune n'a pas été seulement un événement politique mais elle a aussi laissé une trace profonde dans la vie culturelle, en particulier dans la littérature. De grands artistes tels que le peintre Courbet ont éprouvé de la sympathie pour la Commune et joué un rôle important. De grands écrivains tels qu'Émile Zola (1840 1902), Victor Hugo (1802 1885), Jules Vallès (1832 1885) ont été des témoins de la Commune et l'ont évoquée dans sa dimension tragique, en particulier « La semaine sanglante » et les incendies qui détruisirent une grande partie du centre de Paris.
Des extraits seront lus en français et traduits en allemand pour les personnes qui le souhaiteraient.
Avec Catherine Gebhardt Bernot et Ralf Kröner